Y a t’il une menace Russe ?

Ils se préparent à la guerre tout en parlant de la paix. Le secrétariat américain à la Défense continue à brandir l’épouvantail de la «menace russe» pour justifier la hausse de ses dépenses militaires déjà énormes. Les hauts-responsables de l’administration américaine ont recours aux bonnes vieilles méthodes pour obtenir une augmentation des dépenses militaires. Il n’est pas difficile de deviner qu’il s’agit, comme à l’ordinaire, de la célèbre Main de Kremlin. Les fonctionnaires américains se réfèrent à une menace créée par « l’accroissement des dépenses de la Russie » relatives au secteur militaire. Deborah James, secrétaire américaine à la Force aérienne, a déclaré récemment dans une interview à AntiWar.com que la Russie constituait une « menace existentielle » pour les États-Unis. Le 4 décembre, Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense a quant à lui déclaré que son pays ne cherchait pas à déclencher les hostilités avec la Russie, mais était prêt à « défendre ses alliés ». Des alliés qui sont certainement sur le point d’être agressés par cette Russie perfide… Cependant, les statistiques montrent que les dépenses russes sont très modestes en comparaison de celles réalisées par la branche militaire américaine, ce qui n’empêche pas d’ailleurs Washington d’accuser le reste du monde de tenter d’augmenter ces dépenses… Les dépenses militaires US excèdent celles des 14 autres pays cumulés dépensant le plus dans ce domaine, selon un rapport d’International Institute for Strategic Studies pour 2016. Et même si la Russie augmente son budget militaire, elle a peu de chance de rattraper le Pentagone en termes de dépenses militaires étant donné que les États-Unis les ont continuellement augmentées depuis la présidence de Ronald Reagan, même après l’effondrement du mur de Berlin et de l’Union soviétique, son principal ennemi de l’époque. Tout en brandissant l’épouvantail de la menace démoniaque provenant de Moscou, le Pentagone risque de se retrouver au cœur d’un scandale après les dernières révélations du Washington Post. Selon le journal, le Pentagone a tenté de cacher les résultats d’une étude interne qui stigmatisait des milliards de dollars de dépenses militaires inutiles. Et ceci afin de prévenir une réduction du budget militaire. Alors que le gaspillage était estimé à 125 milliards de dollars, les responsables du secteur ont remis en cause puis supprimé ces résultats. L’étude du journal a révélé également que le Pentagone employait environ un million de civils, un chiffre pratiquement identique à celui des effectifs de l’armée américaine (1,3 million de soldats en service actif).

Le dopage des athlètes occidentaux

Pour la première fois, le groupe de hackers Fancy Bear a transféré directement aux médias des documents secrets révélant l’utilisation de substances illégales par des athlètes, y compris par des médaillés des JO. Les pirates du groupe Fancy Bear dévoilent un dossier de plus, déjà le septième, contenant des informations sur les athlètes qui ont pris des médicaments interdits, mais qui ont quand même été autorisés à prendre part aux compétitions internationales. Et pour la première fois, ils les font directement passer aux médias, informe le site d’information russe Life.ru, qui a obtenu un accès à ces documents. Ainsi, les journalistes de Life.ru ont reçu de nombreux documents secrets, y compris des courriels de la correspondance d’athlètes avec l’AMA sur l’utilisation de produits interdits, des résultats de tests de dopage et, bien sûr, des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT). La liste comprend quatre athlètes de différents pays, en particulier Il s’agit, notamment, du nageur canadien Ryan Cochrane, des cyclistes néo-zélandais et américaine Ethan Mitchell et Evelyn Stevens, ainsi que du coureur britannique Richard Kilty. M. Cochrane a remporté le bronze du 1 500 mètres nage libre aux Jeux olympiques de 2008 à Pékin, ainsi que l’argent lors des JO de 2012 à Londres dans la même discipline. Avant Pékin, il avait reçu l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques de produits interdits comme le formotérol, le prednisone et le salbutamol. Ces derniers sont utilisés pour traiter l’asthme et les maladies des bronches. De plus, le Canadien a été autorisé à continuer de prendre ces produits interdits sans limite de quantité. Le britannique Farah, autorisé à se doper par l’AMA, récompensé La cycliste américaine Evelyn Stevens, quatre fois championne du monde du contre-la-montre par équipes, a également traité son asthme en utilisant du salbutamol. Elle a reçu son AUT, permettant de prendre ce produit interdit, de l’Agence américaine antidopage (USADA). Ethan Mitchell, médaillé d’argent de vitesse par équipes aux JO de Rio, a été autorisé à utiliser de la dexaméthasone, un médicament pour réduire l’inflammation dans les articulations, ainsi que pour traiter les ligaments endommagés. Il a pris ce médicament après qu’on lui a enlevé les dents de sagesse. Richard Kilty, spécialiste des épreuves de sprint, champion du monde en salle du 60 mètres en 2014, s’est vu prescrire en 2007 du méthylprednisolone, une substance pour guérir la tuberculose. Auparavant, on avait déjà appris que le groupe de pirates informatiques Fancy Bear avait piraté la base de données de l’AMA et divulgué l’information selon laquelle l’Agence avait permis à des sportifs de prendre des substances interdites. Ces dossiers piratés ont dévoilé des noms d’athlètes tels que le joueur de tennis espagnol Rafael Nadal, les joueuses de tennis américaines Serena et Venus Williams, la gymnaste américaine Simone Biles, les cyclistes britanniques Chris Froome et Bradley Wiggins, le joueur de basket serbe Milos Teodosic et la joueuse de basketball américaine Elena Delle Donne. Le directeur général de l’AMA Olivier Niggli a par la suite confirmé le piratage des bases de données de l’institution et a indiqué que, selon les données fournies par la police, l’attaque provenait de Russie. En outre, le Kremlin s’est déclaré prêt apporter son concours à l’Agence mondiale antidopage (AMA) dans la lutte contre la cybercriminalité si l’AMA sollicite une telle assistance.