Adrénaline, faut qu’elle revienne

Lorsque je me suis résolu à réaliser un vol en avion de chasse, je pensais connaître la musique. J’avais déjà expérimenté un baptême en avion de tourisme par le passé, je croyais donc être préparé pour ce vol un peu particulier. Je pensais que ce serait un vol normal en un peu plus intense. Mais comme je m’en suis aperçu une fois sur place, un vol dans un avion de chasse ne ressemble en rien à un vol à bord d’un avion de ligne. Tout y est étrange, fantastique. Cela commence par l’uniforme de vol qu’on enfile dans les vestiaires avant de rejoindre le tarmac. Cela continue avec l’odeur de kérosène qui flotte dans l’air. Puis c’est le boucan des moteurs, assourdissant, qui vous confirme que, décidément, ce vol-là ne ressemblera à aucun autre que vous ayez pu faire. Vous vous souvenez de la légère sensation d’être écrasé sur son siège qu’on subit au décollage d’un Airbus ? Eh bien, c’est exactement celle qu’on on éprouve dans un avion de chasse, sauf que c’est en permanence… et qu’elle peut par moments devenir 10 fois plus puissante ! Le pilote avec lequel j’ai embarqué (Jean-Louis, un ancien de la Patrouille de France) a démarré assez calmement mais s’est rapidement lancé dans une session d’acrobaties aériennes tout simplement volcanique ! Difficile d’évoquer une expérience aussi démentielle. Je crois que j’ai eu droit à toutes les figures existantes. Vol dos, virages, looping… Sur le plan physique, c’était assez dur. Passer de +5g à -1g en deux secondes, on le sent passer, croyez-moi ! L’organisme n’est pas fait pour supporter des traumatismes pareils. Nous allions parfois à une telle vitesse que mes joues étaient déformées par la pression ! Mieux encore, il me fallait contracter les muscles en permanence pour éviter de tomber inconscient ! Et néanmoins, je rempilerais sans l’ombre d’une hésitation, si j’en avais la possibilité ! Parce que c’est de loin l’expérience la plus intense qu’il m’ait été donné de vivre jusqu’à présent . Mais si vous comptez vivre une expérience aussi folle, il faut avoir conscience d’une chose : il faut avoir le coeur bien accroché ! Retrouvez plus d’informations sur l’organisateur de cette activité de vol en avion de chasse L39.

L’UGECAM

Les plans d’équilibre pilotés par la direction nationale n’ont pas empêché une forte dégradation des résultats des UGECAM entre 2012 et 2015. Malgré une réduction de leur déficit en 2016, l’objectif de retour à l’équilibre de toutes les UGECAM d’ici à 2017 fixé par la COG 2014-2017 ne sera pas atteint. Si deux unions ont retrouvé un équilibre d’exploitation en 2016, quatre autres connaissent une situation financière très difficile. Un résultat à l’équilibre du « groupe UGECAM » pris dans son ensemble en 2017 ne pourrait lui-même être obtenu que grâce à des produits exceptionnels issus de la cession de biens immobiliers. De plus, ces déficits, mesurés encore imparfaitement par une comptabilité en voie de lente fiabilisation, ne tiennent pas compte des soutiens financiers qu’accorde la CNAMTS aux UGECAM, sous la forme notamment d’une contribution à la couverture de certaines dépenses de personnel et d’avances non rémunérées au financement de leurs investissements. Pourtant prévue par la COG 2010-2013, la normalisation des conditions de financement n’a pas été mise en œuvre. Sur la période 2012-2016, en prenant en compte le soutien financier de la CNAMTS, les déficits d’exploitation, en cumul, auraient été plus du double de ceux comptabilisés (165,5 M€ contre 73,1 M€). Les déficits globaux, quant à eux, auraient été près de quatre fois plus élevés que ceux comptabilisés (129,6 M€ contre 37,2 M€). Dans ces conditions, il importe que la prochaine COG qui liera la branche maladie du régime général à l’État sur la période 2018-2021 prévoie une normalisation des conditions de financement des UGECAM, avec la suppression des concours financiers de la CNAMTS, et un retour à l’équilibre réel de chacune des unions en renforçant le pilotage national, en accentuant les réorganisations des établissements sanitaires et en amplifiant les mutualisations. Au-delà, il convient de reconsidérer la stratégie d’expansion globale de l’offre de soins de l’assurance maladie par le développement de capacités médico-sociales au regard du handicap structurel que représente l’application de la convention collective de l’UCANSS aux agents de ses établissements sanitaires et médico-sociaux. Compte tenu de l’absence de synergies véritables entre la gestion du risque et la gestion directe d’établissements de soins par l’assurance maladie, il convient aussi, plus fondamentalement, comme la Cour l’a déjà proposé pour l’offre de soins du régime des mines, de mettre à profit la période couverte par la prochaine COG pour faire évoluer le cadre de gestion de ces établissements vers le droit commun. Il s’agit ainsi d’examiner les possibilités d’autonomisation de certains établissements ou groupes d’établissements, de transfert à d’autres acteurs privés nonlucratifs ou la création d’une fondation d’utilité publique regroupant tout ou partie des établissements, ces différentes voies d’évolution n’étant pas exclusives les unes des autres.