Las Vegas: un monde dans l’obscurité

Souviens-toi, souviens-toi de ce 8 de novembre, de sa poudre et de sa conspiration. Car rien, désormais, ne sera plus jamais comme avant. Et ce qui vient ne sera certainement un progrès ! De mon côté, lorsque « monsieur Trumpy » (comme l’appelle mon petit dernier) a gagné, je visitais Las Vegas dans le cadre d’un voyage de groupe avec ma famille. Comme vous pouvez vous en douter, ma femme et moi avons eu avec le groupe des débats assez passionnés sur la situation américaine tout au long de cette soirée. Et sans surprise, je me suis vite aperçu que tous les membres du groupe étaient convaincus qu’Hillary allait remporter la victoire sans le moindre problème. Il leur était tout simplement impossible de croire en la victoire de Trump ! Mais à mes yeux, les choses n’étaient pas aussi simples. En effet, il me paraissait de plus en plus manifeste depuis quelques jours qu’Hillary n’était pas capable de gagner. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle se prenne une telle déculottée, et m’attendais à un score plus serré, mais tout de même, j’étais convaincu que le républicain allait l’emporter. Et ce, malgré ce que répétaient les sondages. Pour moi, ces derniers étaient tout simplement incapables de voir la réalité des choses. Ils en avaient d’ailleurs déjà fourni la preuve par le passé, puisqu’ils s’étaient révélés incapables de pressentir l’incroyable performance de Trump aux primaires. Pour quelles raisons les politologues n’ont-ils pas su voir la victoire de Trump ? C’est assez simple, en définitive. Parce qu’une bonne part des électeurs Trump sont de petits filous : ils n’ont pas fait part de leurs intentions de vote. Ce sont eux, à mon avis, qui lui ont livré les clefs de la Maison Blanche. Ces électeurs cachés n’apprécient pas vraiment les déclarations du candidat républicain. Cependant, ils partagent tous une même idée : ils abhorrent l’establishment incarné par Hillary. Ils veulent un changement de direction, du genre à 180 degrés, et monsieur Trumpy a fortement mobilisé ce rêve pour accéder au pouvoir. Enfin bon, l’essentiel à retenir dans tout ça, c’est qu’aujourd’hui, la tartine beurrée peut tomber de n’importe quel côté : les probabilités et les statistiques ont perdu leur pouvoir prédictif ! Sinon, j’aimerais vous toucher un mot sur ce voyage à Las Vegas. J’ai non seulement adoré la destination, qui est en soi très bien, mais j’ai tout particulièrement aimé les visites proposées par le staff. Voilà le site de l’agence à laquelle nous avons fait appel, si vous avez besoin d’idées de voyage ! Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site sur cette de voyage aux USA qui est très bien rédigé sur ce sujet.

Arrêt des soins pour une adolescente

Le Conseil d?État a examiné jeudi le cas d’une adolescente de 14 ans, dans un état végétatif depuis juin, et que les médecins de l’hôpital de Nancy souhaitent laisser mourir contre l’avis des parents. Le père et la mère de l’adolescente, prénommée Inès, ont saisi en référé (procédure d’urgence) la plus haute juridiction administrative pour s’opposer à la décision du tribunal administratif de Nancy qui, le 7 décembre, a validé l’avis exprimé fin juillet par les médecins au terme d’une procédure collégiale. « C’est un cas douloureux, difficile », a souligné le président Bernard Stirn en début d’audience à l’adresse des parents et de leur deux autres enfants présents dans la salle, mais aussi des avocats de la famille et de l’hôpital et du médecin qui coordonne les soins donnés à la jeune fille. Inès souffre d’une maladie neuromusculaire auto-immune. Elle est hospitalisée depuis juin au CHRU de Nancy à la suite d’une crise cardiaque. Après des soins, les médecins ont jugé son cas sans espoir et ont lancé une procédure visant à l’arrêt des traitements, conformément à la loi de 2016 sur la fin de vie. Devant le tribunal administratif, trois experts avaient estimé que « l’enfant n’aura plus jamais la capacité d’établir le moindre contact » avec ses proches, mais les parents de l’enfant veulent encore y croire. « Il n’est pas certain qu’elle ne puisse pas se réveiller. Son père, sa soeur, son frère sont contre, on ne peut passer outre l’accord des parents », a martelé jeudi devant le Conseil d?État la mère pour qui, selon ses convictions religieuses, donner son accord à la décision des médecins serait « un crime ». Son avocat a estimé que le consentement des parents avait une valeur supérieure à l’avis des médecins. Face aux parents, le médecin a confié son malaise face à la responsabilité qui lui incombe: « C’est terrible, je suis médecin mais je suis aussi un homme, un père, c’est une situation douloureuse, je vis quotidiennement avec les parents, c’est terrible pour nous de prendre un telle décision », a-t-il ajouté. « Notre seul but, c’est l’intérêt supérieur de l’enfant », a-t-il plaidé. « Les experts concordants ont estimé qu’une obstination serait déraisonnable. Je ne suis pas devin mais les données actuelles de la science ne laissent pas d’espoir », a-t-il tenté d’expliquer aux parents sceptiques. A l’audience, les parents ont pour la première fois accepté la demande des médecins qui souhaitaient pratiquer une trachéotomie et une gastrotomie pour faciliter la ventilation et l’alimentation de la jeune fille. Ils y ont vu une source d’espoir avant d’être ramenés à la réalité par le médecin. « On ne sait pas combien de temps va durer la procédure: 2, 4 6 mois… Ces opérations sont dans l’intérêt de l’enfant mais c’est un épiphénomène qui ne remettra pas en cause notre décision », a-t-il précisé. Auparavant le président Stirn avait espéré que ces opérations, prévues la semaine prochaine, pourraient être une occasion pour la famille et le médecin de renouer un dialogue, même si ce dernier assure qu’il n’a jamais été rompu. La crainte étant pour les magistrats de voir cette affaire s’éterniser dans des batailles judiciaires comme pour Vincent Lambert, hospitalisé depuis neuf ans après qu’un accident de la route l’a plongé dans un état végétatif, sans espoir d’amélioration, selon les médecins.