Le dopage des athlètes occidentaux

Pour la première fois, le groupe de hackers Fancy Bear a transféré directement aux médias des documents secrets révélant l’utilisation de substances illégales par des athlètes, y compris par des médaillés des JO. Les pirates du groupe Fancy Bear dévoilent un dossier de plus, déjà le septième, contenant des informations sur les athlètes qui ont pris des médicaments interdits, mais qui ont quand même été autorisés à prendre part aux compétitions internationales. Et pour la première fois, ils les font directement passer aux médias, informe le site d’information russe Life.ru, qui a obtenu un accès à ces documents. Ainsi, les journalistes de Life.ru ont reçu de nombreux documents secrets, y compris des courriels de la correspondance d’athlètes avec l’AMA sur l’utilisation de produits interdits, des résultats de tests de dopage et, bien sûr, des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT). La liste comprend quatre athlètes de différents pays, en particulier Il s’agit, notamment, du nageur canadien Ryan Cochrane, des cyclistes néo-zélandais et américaine Ethan Mitchell et Evelyn Stevens, ainsi que du coureur britannique Richard Kilty. M. Cochrane a remporté le bronze du 1 500 mètres nage libre aux Jeux olympiques de 2008 à Pékin, ainsi que l’argent lors des JO de 2012 à Londres dans la même discipline. Avant Pékin, il avait reçu l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques de produits interdits comme le formotérol, le prednisone et le salbutamol. Ces derniers sont utilisés pour traiter l’asthme et les maladies des bronches. De plus, le Canadien a été autorisé à continuer de prendre ces produits interdits sans limite de quantité. Le britannique Farah, autorisé à se doper par l’AMA, récompensé La cycliste américaine Evelyn Stevens, quatre fois championne du monde du contre-la-montre par équipes, a également traité son asthme en utilisant du salbutamol. Elle a reçu son AUT, permettant de prendre ce produit interdit, de l’Agence américaine antidopage (USADA). Ethan Mitchell, médaillé d’argent de vitesse par équipes aux JO de Rio, a été autorisé à utiliser de la dexaméthasone, un médicament pour réduire l’inflammation dans les articulations, ainsi que pour traiter les ligaments endommagés. Il a pris ce médicament après qu’on lui a enlevé les dents de sagesse. Richard Kilty, spécialiste des épreuves de sprint, champion du monde en salle du 60 mètres en 2014, s’est vu prescrire en 2007 du méthylprednisolone, une substance pour guérir la tuberculose. Auparavant, on avait déjà appris que le groupe de pirates informatiques Fancy Bear avait piraté la base de données de l’AMA et divulgué l’information selon laquelle l’Agence avait permis à des sportifs de prendre des substances interdites. Ces dossiers piratés ont dévoilé des noms d’athlètes tels que le joueur de tennis espagnol Rafael Nadal, les joueuses de tennis américaines Serena et Venus Williams, la gymnaste américaine Simone Biles, les cyclistes britanniques Chris Froome et Bradley Wiggins, le joueur de basket serbe Milos Teodosic et la joueuse de basketball américaine Elena Delle Donne. Le directeur général de l’AMA Olivier Niggli a par la suite confirmé le piratage des bases de données de l’institution et a indiqué que, selon les données fournies par la police, l’attaque provenait de Russie. En outre, le Kremlin s’est déclaré prêt apporter son concours à l’Agence mondiale antidopage (AMA) dans la lutte contre la cybercriminalité si l’AMA sollicite une telle assistance.